Dans le cadre de l’année internationale du rapprochement des cultures et du 150ème anniversaire de la ville de Deauville

"Choc des civilisations ou dialogue interculturel ?"

Deauville, le 27 septembre 2010

Accueil > Actualités > "Choc des civilisations ou dialogue interculturel ?"


Dans le cadre de l’année internationale du rapprochement des cultures et du 150ème anniversaire de la ville de Deauville, Mgr Francesco Follo a participé à la table ronde "Choc des civilisations ou dialogue interculturel ?" qui a eu lieu au Centre International de Deauville le 27 septembre 2010.

L’événement, organisé en collaboration avec M .Philippe Augier, maire de la ville de Deauville, a vu la participation de 220 personnes venues écouter trois représentants des grandes religions monothéistes : Mgr Follo, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO, le rabbin Delphine Horvilleur, une des trois femmes rabbins de France, et Mme Mehrezia Maïza, membre des « religions pour la paix ». Il a eu aussi la participation de S.E. M. Philippe Guelly, ancien Ambassadeur de la République Française en Chine.

Les questions aux intervenants :
Quel est le but de cette conférence ?

Mgr Francesco Follo :

Contrairement à cette expression souvent employée « le choc des cultures », je tiens plutôt à parler de « dialogue entre les cultures ». C’est très important d’éduquer les masses, ça doit être la priorité, ne pas se contenter de discuter entre intellectuels. Il est donc primordial que cette ouverture se fasse, dès l’école, et dans l’espace public

Sur le terrain, ça donne quoi ?
Mme Mehrezia Maiza :

Moi, à Paris, je fais en sorte que les chrétiens et les musulmans se rencontrent, même dans les quartiers difficiles, j’interviens pour qu’il y ait un rapprochement, les uns invitant les autres. J’interviens aussi sur France 2, le dimanche matin, dans une émission sur l’islam.

Et le choc des fanatismes ?

Mme Delphine Horvilleur « Les identités monolithiques, ça n’existe pas. Toutes les identités sont complexes, il faut aller vers plus de connaissance de l’autre, qui fait peur, quand il sort de ce que l’on connaît. »

Cet événement s’inscrit dans une série de quatre rencontres sur le dialogue interculturel, notamment :
- "De l’amitié" une méthode pour la rencontre. Réflexions sur l’expérience de Matteo Ricci, le 16 février 2010 à la Maison de l’UNESCO
- Matteo RICCI. De l’amitié, une méthode pour la rencontre à Caen le 25 mai 2010
- Exposition "Matteo Ricci. Au service du Seigneur du Ciel" à Lisieux le 13 mai 2010

Voir le communiqué de presse général :

PDF - 151.9 ko

L’année internationale du rapprochement des cultures a été proclamé en 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies. L’UNESCO désigné pour jouer le rôle de chef de file dans la célébration de cette Année, mettant à profit une expérience précieuse de plus de soixante ans en faveur « de la connaissance et de la compréhension mutuelle des nations ».

En effet, comme M.Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, l’a expliqué :

Cette année, nous rendrons hommage à la diversité culturelle et nous montrerons que la compréhension et le dialogue interculturels sont essentiels pour l’avènement d’un monde plus pacifique. Nous soulignerons également le rôle capital que la culture joue dans le développement.

L’objectif de cette Année consiste à replacer sous le prisme du rapprochement des cultures toute politique aux niveaux local, national, régional et international. L’UNESCO a été investie du mandat de contribuer à élever

les défenses de la paix dans l’esprit des hommes par la coopération internationale.

Dans le cadre de ce mandat de l’UNESCO, l’Année 2010 constitue à la fois l’aboutissement de la Décennie de la culture de la paix (2001-2010) et le point de départ d’une nouvelle stratégie.
Cette thématique est placée au premier plan des objectifs de sa Stratégie à moyen terme pour 2008-2013 : « la promotion de la diversité culturelle et celle de son corollaire, le dialogue, constitue l’un des enjeux contemporains les plus pressants et se trouve au coeur de l’avantage comparatif de l’Organisation », à savoir reconnaître la grande diversité des cultures du monde et les liens qui les unissent.

Document(s)