ÉTHIQUE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
L’intelligence artificielle entre opportunités et menaces
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Du 24 au 27 juin 2025, le troisième Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle s’est tenu à Bangkok, en Thaïlande. L’objectif est de poursuivre le dialogue mondial, la collaboration internationale et l’innovation politique en tenant compte de la dimension éthique des nouvelles technologies. Les thèmes les plus pertinents étaient les droits de l’homme, l’égalité des sexes, le développement durable, la protection de la diversité linguistique, les neurosciences, le rôle des jeunes et la sécurité.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire les Recommandations de l’UNESCO : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000385082 .
Le 28 janvier 2025, le Saint-Siège, par l’intermédiaire du Dicastère pour la doctrine de la foi et du Dicastère pour la culture et l’éducation, a publié une note « Antiqua et Nova » sur la relation entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine, précisant qu’elle ne doit pas être identifiée à une personne, étant un produit et un instrument de l’homme qui ne remplace pas les relations humaines. Cependant, elle peut être fonctionnelle pour relever certains défis liés au monde de l’économie, du travail, de la santé, de l’éducation, de la sécurité internationale et dans des contextes de guerre. Même dans ces domaines, les risques ne sont pas cachés, comme le progrès technologique au service de la course aux armements ou la concentration du contrôle des technologies entre les mains des puissants de la terre agissant pour leurs intérêts personnels.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire la note : https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2025/01/28/0083/01166.html .
Dans un message adressé aux participants de la deuxième conférence annuelle sur l’intelligence artificielle, l’éthique et la gouvernance d’entreprise (19-20 juin 2025, Palazzo Piacentini, Rome), le Pape Léon XIV a souligné la nécessité de prendre en compte un critère éthique plus élevé lors de l’évaluation de bénéfices ou risques de l’intelligence artificielle :
prendre en compte le bien-être de la personne humaine, non seulement du point de vue matériel, mais également intellectuel et spirituel ; cela signifie sauvegarder la dignité inviolable de chaque personne humaine et respecter la richesse culturelle et spirituelle des peuples du monde.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire le message du Pape : http://vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/pont-messages/2025/documents/20250617-messaggio-ia.html .
Monseigneur Francesco Follo, ancien Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO, a rédigé un document sur « La finalité de l’intelligence artificielle », dans lequel il souligne les trois facteurs qui ne permettent pas d’identifier complètement l’intelligence d’une machine à celle d’un être humain, qui conserve donc son caractère irremplaçable.
la dimension affective (ou émotionnelle), la dimension sémantique et une troisième dimension que pour l’instant j’appellerai « motivationnelle ».
Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire le document : https://assau.org/IMG/pdf/le_but_de_l_intelligence_artificielle_par_mgr_francesco_follo.pdf .
Ainsi, les gouvernants, les citoyens du monde et toutes les parties prenantes continuent de s’interroger sur les risques et les opportunités des progrès de l’intelligence artificielle, qui se rapproche de plus en plus de l’homme. Elle peut être autant un moyen de résoudre les grands problèmes actuels qu’une arme à double tranchant qui, entre de mauvaises mains, menace la dignité de l’être humain. Il est donc nécessaire de faire appel à l’éthique, à la philosophie, au droit et à l’éducation afin de préserver l’être humain d’une mauvaise utilisation de l’intelligence artificielle. Toutefois, les paroles ne peuvent se transformer en actes que si les institutions gouvernementales s’engagent à réglementer le phénomène.
Article rédigé par Deborah VERALDI
