Sur l’invitation de la Grande Scuola de Saint-Marc de Venise (Italie)

"Art, foi, mémoire des lieux historico-religieux", Conférence de Monseigneur FOLLO 7 juin 2018

Discours sur les politiques culturelles proposées par l’UNESCO sur le devenir du patrimoine à intérêt religieux

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La Scuola Grande de Saint-Marc de Venise (Italie) a organisé le 7 et le 8 juin 2018 deux journées d’étude sous le thème "Art, Foi, Mémoire des lieux historico-religieux".

Academiciens et experts internationaux dans les questions liées au patrimoine culturel à intéret religieux ont été invités dans le but de reflechir au role actuel des lieux historico-religieux en Europe, de leur conservation, de leur mise en valeur et de leur viabilisation.

Parmi les intervenants, Mgr Francesco Follo, Observateur du Saint-Siège auprès de l’UNESCO, a fait son intervention sur les politiques culturelles de l’UNESCO concernant la viabilisation du patrimoine à interet religieux.

Tout d’abord l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO a affirmé que les biens historico-religieux sont des temoignages vivants de la foi et leur conservation est essentiel à la préservation de notre identité religieuse.
Dans ce sens le devenir du patrimoine religieux dans le contexte internatioanl, sa conservation matérielle dans le temps, sa transmission aux générations futures et donc le respect de l’identité religieuse rencontre deux types de difficultés :
- Problèmatique du classement : au cours des années L’UNESCO a manifesté la tendance à vouloir créer une sous catégorie de biens culturels a intérêt religieux afin d’établir des règles spéciales pour la gestion de ces biens. Est-il vraiment nécéssaire de créer cette sous-categorie ? En relité trop de classement tue le classement : la liste du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril comprend près de 1073 biens inscrits. Ce nombre est considérable et à force du classer, l’intérêt même du caractère exceptionnel disparaît.
- Problématique des compétences : de qui relève ce patrimoine religieux ? UNESCO, États, propriétaires privés et communautés religieuses doivent collaborer pour garantir le partage des responsabilités et des compétences. Ce dialogue entre les différents acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine religieux doit viser à protéger l’esprit de ces lieux vivants afin de leur permettre de s’adapter à tout changement social au fil des siècles.

Face à ces deux difficultés, L’UNESCO peut jouer un rôle de taille : celui de plateforme de recherche multiculturelle et confessionnelle pour permettre une mise en relation des différentes acteurs en la matière.

Ci-dessous le lien à la video de la conférence diffusée en streaming par AracneTV
Partie 1 : https://www.youtube.com/watch?v=ZB1X8aX-JqU
Partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=oQaCkVuJHn8

Voici le discours en français de Mgr Follo

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Voir aussi l’article sur la participation de Mgr Follo à la réunion internationale sur le patrimoine mondial à intérêt religieux en Europe Orientale en Arménie  : https://www.assau.org/reunion-internationale-sur-la

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