L’ACTIVITE DU SAINT-SIEGE DANS LE MULTILATERALISME : LES CONVENTIONS

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La présence du Saint-Siège auprès de l’UNESCO s’explique par une longue tradition diplomatique. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Saint-Siège avait observé la créations des différentes organisations internationales avec beaucoup d’intérêt.

En particulier, l’Église, «  experte en humanité » et riche désormais de deux millénaires de vie inspirée par l’idéal des béatitudes évangéliques, montrait vers l’UNESCO un intérêt tout particulier, rejoignant l’une de ses préoccupations principales et son « plaidoyer pour l’homme intégral  » (Card. Paul Poupard lors de la Conférence « La vérité vous rendra libres » : cinquantenaire de la présence du Saint-Siège à l’UNESCO 1952-2002, Maison de l’UNESCO le 10 décembre 2002).
C’est pourquoi, sept ans après la création de l’UNESCO, le Saint-Siège y était directement impliqué et active. Le premier Observateur Permanent fut, en 1952, le nonce à Paris S.E. Mgr Angelo Roncalli, futur saint Jean XXIII.

Sa nomination fit l’objet d’une lettre historique, datée du 28 mai 1952 et connue comme la "lettre des trois papes".
Le premier de ce trois papes est son auteur : Mgr Giovanni Battista Montini, le futur Pape Paul VI, alors substitut de la Secrétairerie d’Etat. Le deuxième Pape est le Pape de l’époque, Pie XII, au nom duquel le futur Paul VI écrivait au directeur de l’UNESCO. Le troisième Pape est, finalement, le premier observateur permanent, Mgr Angelo Giuseppe Roncalli, qui deviendra le pape Jean XXIII.

"Le Saint-Siège et l’UNESCO ont en commun les soucis majeurs du monde d’aujourd’hui à l’égard du destin individuel et collectif de l’homme et il ils insistent tous les deux sur la nécessité d’une coopération étroite de tous pour la promotion de l’humanité".